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Une évaluation largement réorganisée

jeudi 24 mars 2005, par Laurent

Si la philosophie de la LOPRI est bien d’accroître l’autonomie des chercheurs dans leurs travaux, elle doit s’accompagner d’une évaluation plus efficace.

Les instances d’évaluation actuelles souffrent d’une trop grande complexité à la fois des acteurs et des procédures.

Animés par le même esprit de simplification que celui qui nous conduit à demander une fusion des corps, nous souhaitons que les instances d’évaluations soient elles aussi fusionnées, et sommes donc favorables à l’hypothèse a maxima proposée à la discussion par le ministère lors des consultations sur la LOPRI.

Ce changement se justifie par :

- la nécessité affichée de ne plus couper l’enseignement supérieur de la recherche, et réciproquement.

- la volonté de casser les 2 castes qui cohabitent pour en faire un corps plus homogène et travaillant sur des ambitions et projets communs.

- une plus grande responsabilisation individuelle mais également collective des acteurs de la recherche dans la conduite de leurs travaux.

1 - La reconnaissance du mérite

Aujourd’hui, le constat est simple : aucun chercheur n’attend plus de l’Etat une quelconque reconnaissance de son « travail bien fait ». De là découle une certaine démotivation qui, plus que le manque de moyens, a fait le lit du succès du mouvement « Sauvons La Recherche ».

Il convient donc de mieux sanctionner, de façon positive ou négative, les travaux en :

- introduisant la prise en compte du mérite dans toutes les décisions attenantes aux évolutions de carrière
- la création de bourses de mérite pour des jeunes chercheurs ayant particulièrement été remarqué pour la qualité de leurs travaux pour le doctorat
- la prise en compte du mérite dans les recrutements, ce qui implique que les critères de sélection aux concours et examens permettant l’entrée dans le corps soient (plus) clairs et connus de tous.

2 - Une « désyndicalisation » des instances

La forte présence des représentants des syndicats dans les instances, si elle est malheureusement devenue irrémédiable, ne doit plus, pour autant, aboutir à leur donner in fine le pouvoir de décision.

Il nous paraît donc indispensable :

- d’assurer une plus grande pluralité dans la qualité des membres dans les instances.

- mettre un terme à l’endogamie syndicale des recrutements, qui stopperait de fait les petits arrangements que trouvent, entre eux, les représentants des centrales syndicales.

- introduire des personnalités qualifiées et reconnues pour leur qualité scientifique (membres des Académies, de l’Institut..) dans les instances d’évaluation

Enfin, et en dépit de la volonté affichée par le texte de la LOPRI, il ne nous semble pas urgent de mettre fin à l’endogamie géographique des recrutements.

Cette dernière répond, en particulier dans les SHS, à une nécessité doctrinale, donc à des critères scientifiques que le législateur n’a pas à soutenir ou à condamner. Il ne nous semble donc pas indispensable que la loi se donne pour ambition d’essayer de casser les écoles de pensées, qu’elles soient philosophiques ou scientifiques.