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Le Meeddat va créer d’ici 2012 un pôle scientifique "de rang mondial" sur la "ville durable" à Marne-la-Vallée

vendredi 20 février 2009, par Sébastien

Le Meeddat va créer en région parisienne un "pôle scientifique et technique de rang mondial" consacré à la "ville durable", à l’horizon 2012. Il sera installé sur le site de la "Cité Descartes" à Marne-la-Vallée où le ministère possède un terrain d’une superficie de 7 hectares. "Nous allons regrouper autour de l’ENPC, de l’ENSG (École nationale des sciences géographiques) et du CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment), la plus grande part des unités de recherche franciliennes de l’Inrets et du LCPC ; le Sétra (Service d’études sur les transports, les routes et leurs aménagements), qui sera installé à Sourdun, fera également partie du Pôle scientifique et technique Paris-Est", selon Emmanuel Moulin, responsable du projet pour le Meeddat.

Le projet consiste à créer à Marne-la-Vallée un "cluster d’innovation consacré à la ville durable". Pour cela, "nous rapprochons la recherche de l’enseignement supérieur et celle du développement industriel et de services, notamment en ingénierie". En 2012, "plus de 1 500 chercheurs, doctorants et enseignants pourront ainsi travailler ensemble et quotidiennement sur des sujets clés". Des thèmes de travail en commun ont déjà été identifiés : l’évaluation intégrée des projets, la modélisation numérique de la ville, les bases de données sur la ville durable, le suivi des infrastructures... Dans ces domaines, ce pôle "aura une taille comparable aux centres de Berkeley, de Lausanne ou de Delft", assure-t-il.

COOPÉRATIONS AVEC LE PRES PARIS-EST

"Les coopérations avec le PRES université Paris-Est et le pôle de compétitivité AdvanCity sont des opportunités majeures", estime pour sa part Luc Delattre, chef de mission à la Direction de la recherche et de l’innovation du Meeddat. Il rappelle que plusieurs établissements sous tutelle du Meeddat sont membres fondateurs ou associés du PRES : ENPC, LCPC, CSTB, Inrets. En outre, le projet déposé par le PRES dans le cadre de l’ "opération campus" faisait de la ville, de l’environnement et de leur ingénierie, l’un de ses axes forts. "Avant la décision politique de créer le pôle, les collaborations scientifiques étaient déjà fortes. Il y a donc une très forte convergence des projets", résume Luc Delattre.

Le futur pôle doit devenir un "centre de services scientifiques et techniques en direction du monde économique". "C’est déjà le cas, à travers l’institut Carnot Vitres (Innovation dans la ville, les infrastructures de transports, les réseaux, l’environnement et les services), qui regroupe 23 équipes de recherche au sein de l’université Paris-Est Marne-la-Vallée, l’ENPC, le LCPC, l’Esiee (École supérieure d’ingénieurs en électronique et électrotechnique) et les Carnot Inrets et CSTB", souligne Luc Delattre.

COÛT DE 69 MILLIONS D’EUROS

Les études du bâtiment ont démarré en décembre 2008, avec la signature du contrat de maîtrise d’œuvre entre le Meeddat, et le groupement composé de l’architecte Jean-Philippe Pargade [1] et du bureau d’études SNC Lavalin. Leur projet "sera exemplaire sur le plan environnemental puisqu’il vise la certification HQE, le label "bâtiment à basse consommation" et qu’il s’inscrira dans une démarche d’éco-aménagement". Un bâtiment de 40 000 mètres carrés accueillera les activités du LCPC, de l’Inrets et de l’ENPC. En outre, un "bâtiment à énergie positive de 5 000 m², conçu comme un prototype et réalisé sous maîtrise d’ouvrage de l’ENPC" sera construit à proximité.

Le projet a été initié en 2006 par les ministres Dominique Perben et François Goulard, respectivement en charge de l’équipement et de la recherche. Le ministère de l’Écologie et du Développement durable (devenu le Meeddat) a alors mené des études de faisabilité. "Il était question depuis longtemps de rassembler en un même lieu les organismes du ministère", se rappelle Emmanuel Moulin. Les études de faisabilité ont été lancées en 2006.

Le coût du projet de Jean-Philippe Pargade s’élève à 69 millions d’euros. Ces dépenses seront pour l’essentiel "financées grâce à la valorisation des sites de départ des établissements installés à Marne-la-Vallée", explique Emmanuel Moulin. Ainsi, le siège historique de l’ENPC a été vendu en décembre 2008. Un protocole d’accord a été conclu avec l’Opac de la ville de Paris pour lui céder le siège parisien du LCPC. Le siège de l’Inrets à Arcueil sera également vendu.

Source


[1Il a notamment réalisé les laboratoires de l’institut de pharmacologie et de biologie structurale du CNRS à Toulouse et l’IUT Louis-Pasteur à Strasbourg.

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