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Pécresse : "730 millions pour lutter contre l’échec en fac"

Valérie Pécresse a engagé un dispositif d’aides aux étudiants pour mieux les accompagner dans leur formation.

lundi 8 décembre 2008, par Sébastien

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, était dans les Bouches-du-Rhône, pour participer à une Table ronde sur les métiers du nucléaire, à Bouc-Bel-Air, et inaugurer le nouveau siège de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), à Marseille.

- La pression monte dans les écoles, les lycées et les universités, où professeurs, élèves et parents contestent le bien-fondé des réformes engagées. Que leur répondez-vous ?

Valérie Pécresse : L’éducation et l’enseignement supérieur sont une priorité du gouvernement. J’ai notamment présenté en octobre dernier un plan dédié aux carrières des chercheurs et des enseignants chercheurs, prenant en compte toutes les dimensions des parcours : avancement, rémunération, prime, progression.

Du côté des étudiants, j’ai engagé, notamment avec le Plan "Réussite en licence", mais aussi avec le renforcement du dispositif d’aides (ouverture d’un 6e échelon de bourse, élargissement du seuil d’accès aux bourses sociales, élargissement des bourses à la mobilité, prêts sans caution,etc.), une action sans précédent pour leur permettre à la fois d’accéder à l’enseignement supérieur, d’être accompagnés quand ils en ont besoin, d’explorer tous les horizons de leur formation, en partant à l’étranger notamment.

- La grogne s’amplifie notamment dans les IUT, menacés de disparition selon les professeurs et les élèves. Est-ce votre projet ?

V. P. : Les IUT n’ont aucune crainte à avoir, car au final, ils seront les gagnants de cette réforme. Et je voudrais leur donner trois garanties. La première, c’est que le nouveau mode d’allocation des moyens, qui sera davantage fondé sur la performance et l’insertion professionnelle, va avantager les IUT, qui ont d’ores et déjà assimilé cette culture du résultat. Le budget des universités va augmenter très fortement en 2009, de plus de 15%, et cette augmentation va donc profiter aux IUT.

Deuxième garantie : les IUT m’ont demandé, et à juste titre, de prendre en compte les coûts plus importants de leurs formations par rapport aux filières générales, coûts liés aux nécessaires équipements et au taux d’encadrement notamment. Enfin, pour veiller au bon fonctionnement de ce nouveau système, j’ai mis en place un comité de suivi de la loi sur l’autonomie, réunissant les IUT et les présidents d’universités, qui va rédiger une charte de bonne conduite des relations entre IUT et universités, et qui insistera sur la mise en place d’un contrat d’objectif et de moyens entre eux. Les IUT n’ont donc aucune crainte à avoir : ils sont protégés par l’État, qui sera garant de leur bon fonctionnement.

- Votre plan "Réussir en licence" veut lutter contre l’échec en 1ère année universitaire en instaurant des cours plus individualisés. Êtes-vous déçue par les premiers résultats, comme l’est l’Unef ?

V. P. : C’est une analyse partielle et biaisée. Le plan "Réussite en licence" prévoit 5heures d’encadrement pédagogique par étudiant qui sont laissées à la disposition des universités pour faire du soutien individuel ou des cours en petits groupes.

730 millions d’euros sur la période 2008-2012, c’est du jamais vu pour lutter contre l’échec et pour l’accompagnement des étudiants en difficulté. Bien évidemment, les licences universitaires ne peuvent toutes être totalement rénovées en quelques mois. Les universités sont pleinement engagées dans ce plan, nous les accompagnons autant que de besoin. Pour que les choses s’accélèrent, nous avons besoin de tout le monde, notamment des étudiants dans la mise en oeuvre des améliorations de l’offre de formation proposée par les universités.

Les trois universités d’Aix-Marseille sont engagées dans un processus de fusion qui devrait aboutir en 2010 à la plus grande université de France, avec 70000 étudiants. L’État sera-t-il à ses côtés pour en faire une grande université compétitive ?

V. P. : Je suis bien évidemment favorable à ce projet, que j’avais d’ailleurs encouragé à plusieurs reprises. La loi sur l’autonomie et le Plan Campus (rénovation de l’immobilier universitaire) ont d’ailleurs joué un véritable rôle de catalyseur dans le rapprochement des universités marseillaises.

Sur le plan financier, ces universités ont d’ores et déjà reçu 4 millions d’euros lorsqu’elles ont constitué le Pres (Pôle de recherche et d’enseignement supérieur) de Marseille et nous continuerons bien évidemment à les aider au moment de la fusion, comme nous l’avons fait avec l’université de Strasbourg, par exemple.

Source : http://www.laprovence.com/

Messages

  • Ingenieur recherche industrie recherche petrole jai connu dans mon activite de talentueux et exellents chercheurs dans les universites de France et de l’etranger-demander + d’heuresde cours est une bonne decision-la notation est une excellente chose-mais le prive a beaucoup fait avancer la recherche-certains chercheurs sont trop polarises,d’autres utilisant trop l’absenteisme...une mise au point et rappel a l’ordre a souvent ete necessaire ...

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